Loading...
This record has been deleted. Since it is linked to a published record, it is available here for reference purposes only.
Click here to view the deleted recordCe document a été mis à jour. Il ne s’agit pas de la dernière version publiée. Cliquez ici pour voir la dernière version du fichier.
Premier rapport national sur la mise en œuvre du Protocole de Nagoya
(NR1)
last updated: 29 juil. 2026
Informations générales
01 oct. 2014
30 juin 2025
Partie II - Structures institutionnelles pour la mise en œuvre du Protocole
Oui
FR
Conformément à l’article 13.1 du Protocole de Nagoya, la Tunisie a désigné un Correspondant National (CN) pour l'accès et le partage des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques et des connaissances traditionnelles associées. Elle a communiqué cette information au secrétariat de la CBD(https://absch.cbd.int/en/countries ) Il a pour tâches : • D’informer les utilisateurs potentiels des procédures à suivre pour les demandes d'accès aux ressources génétiques (RG) et aux connaissances traditionnelles (CTA) associées aux RG ; • De partager des informations sur les Autorités Nationales Compétentes (ANC) et les parties prenantes concernées ; • Assurer la liaison avec le secretariat de la CDB et communiquer les informations sur l’APA au nom du pays; • Veiller à ce que les informations nationales soient publiées sur le site du CE-APA, y compris les rapports nationaux • Le point focal désigné est: Mr. Mohamed Ali Dridi Directeur adjoint des Milieux Naturels Direction Générale de l'Environnement et de la Qualité de la Vie Ministère de l'Environnement Immeuble CAPRA, Centre Urbain Nord Avenue Mohamed Béji Caïd Essebsi
FR
Non
FR
La Tunisie n’a pas encore désigné une Autorité Nationale Compétente en dépit de la ratification du Protocole de Nagoya (Loi organique n° 2021-12 du 24 mars 2021). La direction générale de l’environnement et de la Qualité de la Vie (DGEQV) du ministère tunisien chargé de l’environnement et représentant légal du PN en Tunisie oriente le traitement des demandes d’accès à des institutions nationales compétentes (i.e. Banque nationale de gènes, INSTM, DGF, DGRST, IRESA) pour donner un avis collégial sur un éventuel accès. Un projet de décret gouvernemental relatif à l'accès aux ressources génétiques et au partage des avantages, élaboré en 2018 lors de la mise en place d’une stratégie et d’un plan d’action APA en Tunisie, prévoit la création d’une autorité nationale compétente dénommée « Commission Nationale pour l'Accès et le Partage des Avantages liés aux ressources génétiques et aux connaissances/savoirs traditionnels liés à ces ressources (CNAPA) » (article 4). La commission est permanente, centralisée au niveau de la Présidence du Gouvernement et dotée d’un secrétariat permanent. Elle fournit des informations sur les procédures CPCC/CCCA, accorde l’accès aux RG et/ou aux CTA (connaissances traditionnelles associées), délivre les certificats de conformité et veille au partage juste et équitable des avantages (articles 7, 8 et 9 du projet de décret). Difficultés rencontrées : Absence de législation nationale sur l’APA couvrant aussi bien les ressources génétiques que le connaissances traditionnelles associées; Difficulté à intégrer le Protocole et ses composants dans le droit national existant relatif à l’accès aux ressources génétiques. Les décrets tels que le n° 2003-1748 du 11 août 2003, portant création de la Banque Nationale de Gènes, et n° 2006-1431 du 22 mai 2006, portant création du Centre Régional des Recherches en Agriculture Oasienne, ou le Code forestier ne permettent pas actuellement l’application des dispositions du Protocole de Nagoya; Structures institutionnelles changeantes, ce qui a entravé la mise en place d’une ANC; Défis : Activer les procedures de l’adoption d’un textelégislatif sur l’APA; Désigner une ANC, légitime, opérationnelle, coordonnée et dotée de moyens pour répondre aux demandes des utilisateurs.
FR
Non
FR
Informations complémentaires La Tunisie n’a pas encore désigné un (des) point (s) de contrôle pour l’APA. Toutefois, certaines mesures relatives aux contrôles liés à d’autres accords internationaux ou procédures administratives nationales existent : Contrôle douanier des produits végétaux ou animaux dont leurs sorties du pays exigent une autorisation ou une interdiction à l’instar des espèces de faune et de flore figurants dans la convention de CITES ou dans le cadre du Code forestier ; Contrôle interne mené par des services forestiers concernant l’accès et l’utilisation des es-pèces de faune et de flore sauvages menacées ; Les difficultés rencontrées sont dues: Aux informations insuffisantes sur les modalités d’application des exigences du Protocole de Nagoya entre les différents ministères clés sur l’accès aux ressources génétiques et le suivi de leurs utilisations; Au manque de coordination entre les ministères qui présentent une importance pour l’accès et l’utilisation des ressources génétiques (Environnement, Agriculture, Enseignement supérieur et recherche scientifique, Santé, Finances et Industrie) pour désigner un point de contrôle efficace; Au manque de ressources humaines (techniques, scientifiques) et financières de la DGEQV pour mettre en place un système de surveillance; A l’absence de réglementation nationale pour intégrer des points de contrôle au niveau de structures telles que: 1) L’INNORPI qui délivre les brevets d’invention, reçoit et enregistre tous les actes affectant les droits de propriété industrielle; 2) Les Centres de recherches, la Direction générale de la recherche scientifique, l’Agence na-tionale de la promotion de la recherche, les autorités sanitaires, etc.; 3) Le Comité national d’évaluation des activités de recherche scientifique (CNEARS) ou la DGVR. Défis Mettre en œuvre un choix stratégique du (ou des) points de contrôle en identifiant les moments clés du cycle d’utilisation des ressources génétiques et les doter d'instruments juridiques et de renforcement des capacités humaines, financières et techniques; Mettre en place un système d’information et de coordination cohérent entre l’ANC et les utilisateurs des ressources génétiques et entre l’ANC et le centre d’échange CE-APA; Intégrer le choix et les modalités de fonctionnement du (ou des) points de contrôle dans le futur texte législatif relatif à l’APA; Prévoir, dans le futur texte législatif relatif à l’APA, la délivrance d’un permis d’accès aux ressources génétiques et aux connaissances traditionnelles associées et le publier dans le CE-APA afin de générer un certificat de conformité reconnu à l’échelle internationale.
FR
6.Informations sur les enseignements tirés, difficultés et défis
Ce qui a fonctionné
§ Le ministère de l’environnement, chargée de la mise en oeuvre de la CBD et du Protocole de Nagoya à l’echelle nationale, a élaboré en 2017 une stratégie nationale et un plan d’action pour la mise en œuvre du Protocole de Nagoya, y compris la mise en place des structures institutionnelles appropriées ;
- Un projet de décret sur l’APA a été élaboré. Il intègre des articles relatifs la désignation d’une ANC (composition, modalités de fonctionnement, etc.) et des points de contrôle;
- La designation d’un point focal national APA et sa publication au centre d’échange CE-APA;
- Le Décret n° 2003-1748 du 11 août 2003, relatif à la création de la Banque Nationale de Gènes (BNG) sous tutelle du ministère de l'environnement, constitue un outil juridique favorable à la désignation d’une ANC. Son article 3 stipule que la BNG fonctionne sous forme d’un réseau et est chargée notamment de:
1) La coordination entre tous les établissements scientifiques et les organismes publics ainsi que tous les intervenants dans le domaine des ressources génétiques;
2) L’élaboration de mécanismes d’échanges des ressources génétiques et d’accès aux ressources génétiques sur le plan national et international;
3) L’échange d’informations concernant les ressources génétiques;
- Certaines institutions de recherche scientifique disposent de comités d’éthique chargés de suivre l’utilisation des ressources génétiques;
- Certaines revues scientifiques exigent des chercheurs tunisiens de divulguer l’origine des ressources génétiques.
Difficultés
La mise en œuvre des articles 13 et 17 du Protocole de Nagoya se heurte à des difficultés d’ordre juridique, institutionnel et de renforcement des capacités :
▪ Aucune des institutions nationales au niveau des ministères clés liées aux questions de l’APA ne dispose d'un cadre juridique complet permettant l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages, ce qui rend difficile leur prise de décision pour l’accès aux ressources génétiques nationales
▪ La DGEQV, chargée de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya, ne dispose pas de capacités suffisantes en termes financiers, humains, techniques et scientifiques pour traiter les demandes d’accès ;
▪ Un manque de mécanisme institutionnel pour l’identification et la participation des détenteurs des connaissances traditionnelles.
▪ Aucune des institutions nationales au niveau des ministères clés liées aux questions de l’APA ne dispose d'un cadre juridique complet permettant l’accès aux ressources génétiques et le partage des avantages, ce qui rend difficile leur prise de décision pour l’accès aux ressources génétiques nationales
▪ La DGEQV, chargée de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya, ne dispose pas de capacités suffisantes en termes financiers, humains, techniques et scientifiques pour traiter les demandes d’accès ;
▪ Un manque de mécanisme institutionnel pour l’identification et la participation des détenteurs des connaissances traditionnelles.
Défis
▪ Renforcer les capacités de la DGEQV et la doter de mesures transitoires pour traiter les demandes actuelles d’accès en tant qu’ANC ;
▪ Amender le cadre juridique existant ou promulguer une loi spécifique à l’APA intégrant la mise en place de structures institutionnelles efficaces (ANC, points de contrôle)
▪ Amender le cadre juridique existant ou promulguer une loi spécifique à l’APA intégrant la mise en place de structures institutionnelles efficaces (ANC, points de contrôle)
Partie III - Mesures relatives à l'accès aux ressources génétiques (article 6)
Les questions sur les dispositions de l'article 6 relatives aux peuples autochtones et aux communautés locales se trouvent dans la partie VIII du présent modèle de présentation des rapports.
Oui, dans une certaine mesure
FR
Informations complémentaires 1.Un engagement politique pour l’accès et le partage des avantages : La Tunisie a ratifié le Protocole de Nagoya en 2021. Bien que la ratification du Protocole ne soit pas une condition préalable à la mise en place des mesures APA, elle représente néa- nmoins une manifestation importante de la volonté politique, fournissant ainsi l’appui nécessaire à toute une série d’étapes dans le processus de sa mise en œuvre; Le décret présidentiel n° 2021-27 du 24 mars 2021 a formalisé la ratification du Protocole, officialisant l'engagement de la Tunisie à respecter les règles d'accès aux ressources gé-nétiques et le partage juste et équitable des avantages découlant de ces ressources; L’article 16 de la Constitution de 2022 stipule que: “Les richesses de la patrie appartiennent au peuple tunisien. L’État doit œuvrer à la répartition de leurs revenus sur la base de la jus-tice et de l’équité entre les citoyens dans toutes les régions de la République. » 2 Existence de mesures législatives nationales réglementant l’accès aux ressources génétiques mais partiellement adaptées aux requis du Protocole de Nagoya: Le Code forestier ne comporte pas de dispositions ayant trait à l’accès aux ressources génétiques forestières et au partage des avantages dans le sens du Pro-tocole de Nagoya. Néanmoins, des articles visant l’accès restreint à la faune et la flore sauvages (articles 209, 210 et 215) et le droit d’usage des ressources forest-ières par les populations forestières (Titre 1, Chapitre 4, Section 4) sont stipulés; La Loi n° 99-57 du 28 juin 1999 relative aux appellations d’origine contrôlée et aux indications de provenance des produits agricoles, dont l’autorité compétente est le ministère de l’agriculture. Elle s’applique aux produits agricoles et alimentaires ou transformés, qu’ils soient végétaux ou animaux; Le Décret n° 2003-1748 du 11 août 2003 relatif à la création de la Banque Nationale de Gènes (BNG) est antérieur au Protocole de Nagoya (2010). Il a été conçu essen-tiellement dans une logique de collecte, de conservation, d’échange/accès et de gestion scientifique des ressources génétiques, y compris leur valorisation, mais pas dans une logique complète d’APA (Accès et Partage des Avantages). Il n’a pas pré-vu : •Le consentement préalable en connaissance de cause ; • Des conditions convenues d’un commun accord ; • Le mécanisme de partage découlant de l’utilisation des ressources génétiques ; • Les connaissances traditionnelles liées aux ressources génétiques ; • Les points de contrôle ; • La désignation de structures telles que le Point focal et l’ANC; Les mesures législatives se rapportant aux connaissances traditionnelles associées aux ressources génétiques et au partage des avantages sont complètement ab-sentes; Les mesures législatives se rapportant au partage des avantages découlant de utili-sation des ressources génétiques sont absentes.
FR
Non
FR
Informations complémentaires Les mesures législatives/Politiques actuelles sont incomplètes et partiellement adaptées à l’APA pour être publiées au CE-APA
FR
Non, mon pays a déterminé que l'accès à ses ressources génétiques n’était pas soumis au consentement préalable en connaissance de cause.
FR
Non, mon pays a déterminé que l'accès à ses ressources génétiques n’était pas soumis au consentement préalable en connaissance de cause.
FR
FR
Partie IV - Mesures relatives au partage juste et équitable des avantages (article 5)
Non
FR
La Tunisie n’a pas encore pris des mesures concrètes pour mettre en œuvre l’article 5.3 du PN. Des textes législatifs, ne traitant pas explicitement du partage des avantages découlant de l’utilisation commerciale des RG avec le pays fournisseur, existent : La loi n°2000-84 du 24 août 2000 relative aux brevets d’invention qui traite entre autres, des droits et obligations découlant du brevet, des licences contractuelles, des licences obligatoires, et des licences d’office ; La Loi n° 96-6 du 31 janvier 1996 relative à la recherche scientifique et au développement technologique, qui traite dans ses articles 14 et 15 des aspects relatifs à l’invention ou à la découverte ainsi qu'au partage des avantages ; Le décret n° 2001-2750 du 26 novembre 2001, qui fixe les critères et modalités de partage des produits d’exploitation des brevets d’invention ou de découverte revenant à l’établissement ou l’entreprise publics et à l’agent public chercheur auteur d’une invention ou d’une découverte (y compris les obtentions végétales)
FR
Non
FR
Informations complémentaires La Tunisie n’a pas encore pris des mesures concrètes pour mettre en œuvre l’article 5.3 du PN. Des textes législatifs, ne traitant pas explicitement du partage des avantages découlant de l’utilisation commerciale des RG avec le pays fournisseur, existent : La loi n°2000-84 du 24 août 2000 relative aux brevets d’invention qui traite entre autres, des droits et obligations découlant du brevet, des licences contractuelles, des licences obligatoires, et des licences d’office ; La Loi n° 96-6 du 31 janvier 1996 relative à la recherche scientifique et au développement technologique, qui traite dans ses articles 14 et 15 des aspects relatifs à l’invention ou à la découverte ainsi qu'au partage des avantages ; Le décret n° 2001-2750 du 26 novembre 2001, qui fixe les critères et modalités de partage des produits d’exploitation des brevets d’invention ou de décInformations complémentaires En Tunisie, il n’y a pas un règlement spécifique concernant le droit des populations sur les ressources génétiques. Ces dernières sont considérées comme patrimoine national. s)
FR
Non
FR
pas encore
FR
Enseignements tirés
- Un cadre national dédié à l’APA est indispensable pour opérationnaliser le partage des avantages. Les textes liés aux brevets et à la recherche scientifique ne suffisent pas pour le moment;
- Les projets de recherche menés en coopération avec des laboratoires étrangers sur les ressources génétiques permettent surtout de partager des avantages non monétaires et fonctionnent comme un mécanisme intégrant partiellement les dispositions de l’APA;
Ce qui a bien fonctionné
- Présence des clauses de partage des bénéfices découlant de l’utilisation des ressources génétiques dans des contrats de recherche de coopération scientifique;
- Existence d’une culture de partage des bénéfices (chercheurs / institutions), même si elle n’est pas alignée sur le PN.
Difficultés et défis
- Pas de mesures législatives ou administratives spécifiques à l’APA;
- Pas de mesures législatives ou administratives spécifiques à l’APA;
- Pas de reconnaissance claire des droits des populations locales sur les ressources génétiques, considérées comme patrimoine national;
- Pas d’inventaire lié aux connaissances traditionnelles liées aux RG
Causes sous-jacentes
- Absence de loi APA dédiée
Partie V - Mesures relatives au respect des exigences législatives ou réglementaires nationales en matière d'APA (articles 15 et 16) et au suivi de l'utilisation des ressources génétiques (article 17)
Non
FR
Informations complémentaires L'obligation de mettre en œuvre cette disposition n’est pas encore fixée par la législation nationale du fait même que le CPCC et les CCCA n’ont pas été intégrés dans le système ju-ridique national actuel. La Tunisie n’a pas importé des RG d’autres pays fournisseurs pour des utilisations comme-ciales. Des ressources génétiques sont acquises via des échanges entre la Banque nationale de gènes et des Banques de semences internationales ou l’importation de variétés agricoles.
FR
Non
FR
Informations complémentaires La Tunisie n’a pas encore adopté de lois en matière de droits sur les connaissances traditionnelles associées aux ressources génétiques (CTA). L’accès à ces connaissances n’est donc pas soumis actuellement à des procédures de CPCC et de CCCA. La Tunisie a ratifié la Convention sur la Diversité Biologique (1996) et le Protocole de Nagoya (2021), imposant le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques et des connaissances traditionnelles associées. Le droit tunisien en matière d’APA devrait donc garantir que les populations locales bénéficient de leurs connaissances ancestrales, notamment dans le cadre de la recherche et développement ; La loi n° 99-57 du 28 juin 1999 relative aux appellations d’origine contrôlée et aux indications de provenance des produits agricoles ne constitue qu’une protection indirecte des savoirs traditionnels locaux liés à des ressources biologiques locales. Elle ne répond pas aux principales exigences du PN; elle est accordée à un territoire et ne confère pas de droits exclusifs aux biens et aux personnes. Cette loi peut devenir un outil complémentaire utile pour valoriser les ressources génétiques locales et reconnaître les savoir-faire traditionnels nationaux; La stratégie nationale et le plan d’action sur l’accès et le partage des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques prévoient le développement d’un système sui generis concernant les CTA; La Tunisie est en train de metre en place des structures au sein du ministère de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine, chargées d'inventorier et d'élaborer des cahiers techniques de références pour les savoirs traditionnels.
FR
Oui, dans certains cas
FR
Informations complémentaires La Tunisie n’a pas mis en place officiellement des points de contrôle pleinement opé-rationnels et désignés au sens du Convention sur la diversité biologique et du Protocole de Nagoya pour soutenir le respect du consentement préalable donné en connaissance de cause (CPCC) et des conditions convenues d'un commun accord (CCCA). En outre, elle n’a pas encore mis en place un mécanisme national obligatoire de déclaration de diligence; Concernant la recherche scientifique collaborative avec des laboratoires étrangers, il exist-ent des points de contrôle indirects au moment de: 1) L’accès lors de la collecte d’échantillons qui nécessitant une autorisation, notamment par les services du ministère de l’agriculture; » 2) Transfert des RG par les services douaniers. 3) Déroulement de la recherche en coopération: les points de contrôle sont fixés par les laboratoires étrangers, notamment européens, conformément à leur législation nationale en matière d’APA; 4) Publication d’articles: certaines revues exigent des chercheurs tunisiens la source des RG et les autorisations d’accès; La stratégie nationale et le plan d’action sur l’APA de 2017 prévoient la désignation de points de contrôle pour collecter des informations pertinentes à différents moments de l’utilisation des RG; Les comités d'éthique biomédicale (ex. Institut Pasteur de Tunis) ne sont pas encore alignés sur le Protocole de Nagoya.
FR
Oui
FR
Non
FR
Informations complémentaires Les points de contrôle ne sont pas désignés officiellement pour pouvoir communiquer des informations au CE-APA. En outre, le suivi de l’utilisation des RG par les laboratoires de recherche n’est pas toujours assuré.
FR
Non
FR
Oui, dans une certaine mesure
FR
Informations complémentaires La Tunisie encourage les institutions de recherche scientifique pour inclure, dans les accords de transfert de matériel, des mesures assurant le partager des informations sur l’utilisation des RG.
FR
Oui
FR
Informations complémentaires La Tunisie encourage l'utilisation d'outils et de systèmes de communication efficaces et écono-miques pour surveiller l'utilisation des ressources génétiques et améliorer la transparence concer-nant l’utilisation des RG, intégrant un mélange de formats papier et électronique.
FR
Ce qui a fonctionné
En dépit de l’absence d’un cadre national sur l’APA, des pratiques institutionnelles et scientifiques ont permis d’assurer un contrôle partiel des flux de ressources génétiques et de leur utilisation :
- Les autorisations délivrées par le ministère de l’agriculture, lors de la collecte des échantillons, constituent un point de contrôle en amont de l’utilisation des RG ;
- Les contrôles douaniers appliqués lors du transfert de matériel biologique permettent un suivi indirect des mouvements des RG ;
- Les collaborations scientifiques internationales ont favorisé l’instauration progressive de pratiques liées indirectement au CPCC, aux CCCA et à la traçabilité des ressources génétiques, du fait des exigences réglementaires imposées par les partenaires étrangers ;
- Certaines revues scientifiques et organismes de financement exigent désormais des informations sur l’origine des ressources génétiques utilisées ce qui contribue à renforcer la transparence et la diligence des chercheurs ;
- La stratégie nationale et le plan d’action APA de 2018 constituent une avancée importante en prévoyant la désignation future de points de contrôle, le développement d’un cadre national APA et l’amélioration de la coordination institutionnelle ;
- Une volonté ministérielle d’inventorier les savoirs traditionnels associés aux RG pour leur future reconnaissance.
Difficultés et défis
- L’absence d’un cadre juridique spécifique APA limite l’application de l’article 17 du PN;
- Aucun point de contrôle officiel n’a été désigné conformément à l’article 17 du Protocole de Nagoya, limitant ainsi les capacités nationales de suivi de l’utilisation des ressources génétiques.
- La Tunisie ne dispose pas encore d’un mécanisme national obligatoire de diligence ni d’un système national de traçabilité des ressources génétiques utilisées dans la recherche ;
- Les connaissances traditionnelles associées aux ressources génétiques ne bénéficient pas d’une protection juridique spécifique, et les communautés locales ne disposent pas encore de procédures d’approbation préalable ou de partage des avantages ;
- Les mécanismes de contrôle existants restent sectoriels, fragmentés et insuffisamment coordonnés entre les différentes institutions concernées ;
Causes sous-jacentes aux difficultés
- Le caractère relativement récent de la ratification du Protocole de Nagoya par la Tunisie et l’absence d’un cadre juridique spécifique à l’APA ;
- Les difficultés de coordination interinstitutionnelle ;
- L’insuffisance de communication et de sensibilisation des chercheurs nationaux aux enjeux de l’APA ;
- La complexité du suivi des ressources génétiques dans un contexte d’utilisation internationale.
Partie VI - Mesures relatives au respect des conditions convenues d'un commun accord (article 18)
Lorsqu'elles remplissent cette section, les Parties sont encouragées à se coordonner au niveau national pour puiser dans l'expertise d'autres institutions traitant du droit des contrats, du droit international privé ou des mesures nationales relatives à l'accès à la justice (décision NP-3/1, paragraphe 22).
Oui
FR
Informations complémentaires La Tunisie encourage d'inclure des clauses appropriées sur le règlement des différends dans les conditions convenues d'un commun accord (CCCA) entre les parties contractantes, et ce en harmo-nie avec l’article 6.3 g) du PN. Le futur cadre législatif national relatif à l’APA spécifiera la juridiction à laquelle un processus de règlement des différends devrait être soumis, le droit applicable et la pos-sibilité de recours à la médiation et à l’arbitrage.
FR
Oui, dans une certaine mesure
FR
Informations complémentaires En dépit de l’absence de cadre juridique national APA, l’utilisation de tribunal de première instance peut être adoptée en cas de différends découlant des CCCA.
FR
Oui, dans une certaine mesure
FR
Informations complémentaires La Tunisie n’a pas adhéré à des instruments juridiques internationaux pertinents suscepti-bles d'apporter une orientation pour la compréhension dans l'article 18.3 a) du Protocole de Nagoya (i.e. la Convention d'Aarhus, adoptée dans le cadre de la Commission économique des Nations Unies pour l'Europe en 1998 et est entrée en vigueur le 30 octobre 2001). Né-anmoins, des textes législatifs nationaux facilitent l’accès à la justice: La législation tunisienne permet aux étrangers d’accéder aux tribunaux sous conditions La Tunisie a signé des conventions de coopération judiciaire; Les réformes actuelles de la justice visent à réduire les obstacles économiques et sociaux (coûts, distance, complexité); Le ministère de l'Environnement suivra les dossiers de recours concernant les CCCA.
FR
Oui, dans une certaine mesure
FR
Information complémentaires Les principales mesures sont rapportées dans : Le décret n° 2001-2750 du 26 novembre 2001, qui fixe les critères et modalités de partage des produits d’exploitation des brevets d’invention ou de découverte (y compris les obtentions végétales) ; Le Code tunisien de droit international privé (loi n° 98-97 du 27 novembre 1998) qui prévoit les règles de compétence des juridictions tunisiennes, les conditions d’application du droit étranger, la reconnaissance des jugements étrangers, l’exequatur des décisions étrangères ; Le Code tunisien de l’arbitrage (loi n° 93-42 du 26 avril 1993 portant promulgation du code de l'Arbitrage) qui reconnaît l’arbitrage commercial international, l’exécution des sentences arbitrales étrangères et l’autonomie des clauses compromissoires ; La Convention de New York de 1958 sur la reconnaissance et l’exécution des sentences arbitrales étrangères ratifiée par la Tunisie (Loi n° 67-14 du 10 avril 1967). En cas de difficultés de résoudre les différends, la Tunisie sera assistée le Comité de conformité du Protocole de Nagoya pour prendre les mesures appropriées (UNEP/CBD/NP/COP-MOP/DEC/1/4).
FR
Enseignements tirés et ce qui a bien fonctionné
- La Tunisie compte inclure dans les contrats APA des clauses relatives à la juridiction compétente, le droit applicable et l’arbitrage ;
- Le droit tunisien ne contient pas des mesures expressément axées sur l’accès et le partage des avantages issus des RG, mais peut jouer un rôle transitoire dans la mise en œuvre du Protocole pour traiter les différends découlant des CCCA ;
- La Tunisie dispose d’instruments juridiques solides en matière de coopération judiciaire internationale ;
Difficultés et défis
- L’absence d’un cadre législatif national spécifique sur l’accès et le partage des avantages (APA) entraîne une incertitude juridique et des difficultés d’application pratique des obligations du Protocole de Nagoya ;
- Les capacités techniques et institutionnelles actuelles sont limitées concernant la négociation des CCCA et la gestion des litiges APA ;
Causes sous-jacentes des difficultés
- Absence d’un cadre législatif APA en Tunisie ;
- Manque de capacités nationales liées aux litiges sur les ressources génétiques
Partie VII - Mesures relatives aux considérations particulières (article 8)
Oui
FR
Informations complémentaires La Tunisie a toujours facilité l’accès aux RG pour des recherches à des fins non commerciales. Elle prévoit, dans sa future législation APA, des procédures d’accès simplifiées pour l’utilisation des RG dans des recherches sans développement commercial (Taxonomie, caractérisation et conservation des RG) par rapport aux procédures d’accès pour une utilisation à portée commerciale.
FR
Oui
FR
Informations complémentaires La Tunisie dispose de plusieurs textes législatifs prenant compte des cas d’urgence sanitaire qui peuvent nuire à la santé humaine, animale ou végétale, et ce en appui du future cadre APA . Les principaux textes sont : Loi n° 99-24 du 9 Mars 1999 qui fixe les dispositions générales relatives au contrôle sanitaire vétérinaire des animaux et des produits animaux à l’importation et à l’exportation. Loi n° 2005-95 du 18 octobre 2005 relative à l'élevage et aux produits animaux qui régit l'organisation de l'élevage, la protection sanitaire du cheptel, l'amélioration génétique, et garantit la qualité et la salubrité des produits animaux ; Loi n° 84-27 du 11 mai 1984 relative aux maladies animales réputées contagieuses qui impose la déclaration immédiate de certaines maladies et fixe des mesures de lutte obligatoire; Loi n° 2019-25 du 26 février 2019 relative à la sécurité sanitaire des denrées alimentaires et des aliments pour animaux qui interdit la mise sur le marché d'aliments dangereux et met en place des outils de traçabilité, d'hygiène et de gestion des risques (HACCP) ; Loi n° 91-52 du 22 juillet 1991 relative à la médecine vétérinaire et la coopération maghrébine dans le domaine de la santé animale ; Décret n° 2009-1825 qui réglemente la fabrication et la commercialisation des aliments pour animaux. Décret n° 2009-2200 du 14 juillet 2009 qui fixe la nomenclature des maladies animales réglementées et les mesures générales applicables (surveillance, contrôle, abattage) ; Arrêtés ministériels spécifiques : Des arrêtés conjoints (Agriculture-Santé) définissent les mesures de lutte contre la rage, la tuberculose bovine, la brucellose et la fièvre aphteuse ; Arrêté du ministre de l’agriculture du 20 septembre 2022 qui définit les mesures de biosécurité obligatoires, particulièrement dans les élevages avicoles, pour prévenir l'introduction de pathogènes. Arrêté du ministre de l'Agriculture du 28 mai 2013, fixant les exigences phytosanitaires ainsi que les modalités de contrôle des végétaux et produits végétaux importés en Tunisie En outre, la Tunisie : 1) Prend actuellement des initiatives pour une approche d’urgence sanitaire intégrée reliant santé humaine, santé animale et environnement, et ce dans le cadre d’une perspective « One Health »; 2) Participe activement aux travaux de l’Organisation mondiale de la santé pour la finalisation du règlement sur le PABS (Pathogen Access and Benefit-Sharing).
FR
Oui
FR
Informations complémentaires La nécessité d’un accès rapide aux RG et aux traitements est prévue essentiellement dans le cadre du PABS et du TIRPAA. En outre, la banque nationale de gènes sécurise des accessions végétales pouvant répondre à des aléas environnementaux.
FR
Oui
FR
Informations complémentaires La Tunisie a tenu compte de l’importance des ressources génétiques pour l'alimentation et l'agricul-ture et de leur rôle particulier pour la sécurité alimentaire. Ces ressources ne s’appliquent pas à l’APA et sont soumises au régime du Traité International pour l’Alimentation et l’Agriculture (TIRPAA) de la FAO, ratifié par la Tunisie en 2004. Les ressources concernées sont celles décrites dans l’annexe du Traité.
FR
Enseignements tirés et ce qui a bien fonctionné
- Promotion de la recherche non commerciale sur les ressources génétiques dans les domaines de la taxonomie, la caractérisation et de la conservation des ressources génétiques. Cette disposition limite les lourdeurs administratives pour les activités de recherche à faible risque commercial, contribue au développement des connaissances scientifiques sur les ressources biologiques tunisiennes et constitue une bonne pratique conforme à l’article 8(a) du Protocole de Nagoya;
- Prise en compte des urgences sanitaires par le mise en œuvre de textes sectoriels relatifs à la santé animale, à la sécurité sanitaire des aliments, aux contrôles phytosanitaires, aux mesures de biosécurité et à la surveillance épidémiologique;
- L’intégration progressive de l’approche « One Health » constitue également un enseignement important, car elle favorise une vision intégrée santé humaine -santé animale -santé végétale.
- La participation active de la Tunisie aux discussions internationales relatives au mécanisme PABS montre aussi une volonté d’anticiper les nouveaux enjeux internationaux liés aux agents pathogènes et au partage des avantages
- L’adhésion de la Tunisie au Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture permet une certaine cohérence entre les obligations du Protocole de Nagoya et le TIRPAA
Difficultés et défis rencontrés
- Absence d’un cadre APA pleinement opérationnel ce qui entraine une fragmentation des règles applicables
- Coordination institutionnelle (plusieurs ministères) complexe pour mettre en œuvre l’article 8 du PN;
- Capacités techniques et institutionnelles spécifiques limitées. Le renforcement des capacités reste donc le défi majeur.
Causes sous-jacentes
- Caractère transversal et techniquement complexe du Protocole de Nagoya;
- Manque d’expérience pratique nationale en matière d’APA;
- Ressources humaines et financières limitées;
- Nécessité d’harmoniser plusieurs cadres juridiques sectoriels;
- Insuffisance des mécanismes de coordination entre institutions concernées par l’APA.
Partie VIII - Mesures relatives aux peuples autochtones et aux communautés locales (articles 6, 7 et 12)
Non
FR
Informations complémentaires La Tunisie ne reconnaît pas juridiquement des « peuples autochtones » ou « communautés locales » avec droits collectifs explicites sur les ressources génétiques. Ces dernières font partie du patri-moine national et leur accès revient à l’Etat.
FR
Partie IX - Contribution à la conservation et à l'utilisation durable (article 9) et avantages reçus
Oui
FR
Informations complémentaires Dans le partage des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques, la Tunisie pré-voit dans sa future législation sur l’APA d’affecter les avantages partagées pour i) la conservation des espèces animales et végétales indigènes (notamment les plus menacées) et le maintien de leur diversité génétique (in situ et ex-situ), ii) la restauration des écosystèmes dégradés pour améliorer les services écosystémiques, iii) l’extension de la superficie, la représentativité et la connectivité des aires protégées, iv) la promotion de développement d’activités socioéconomiques assurant l’utilisation durable des ressources génétiques locales, et v) le renforcement des capacités des po-pulations locales pour conserver et utiliser durablement leurs ressources génétiques et accéder à l'information scientifique ayant trait à ces ressources, vi) le renforcement des capacités techniques des institutions nationales en matière de conservation (i.e. Banque nationale de gènes) ex-situ et in-situ.
FR
Non
FR
Aucune contribution du Protocole de Nagoya pour la conservation de la biodiversité n’a été enregistrée car il n’est pas encore mis en œuvre Tunisie; La Tunisie prévoit d’utiliser les avantages de l’APA comme ressource financière innovante pouvant contribuer à la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité (Cf.; Plan de mobilisation des ressources financières dans le cadre du CMB-KM, 2024)° Des contributions issues de fonds internationaux dans le cadre de la mise en œuvre des objectifs des SPANB étaient affectées à la conservation de la biodiversité.
FR
Non
FR
FR
FR
Oui
FR
- Partage d'informations, de résultats de recherche
- Collaboration scientifique et/ou publications conjointes
- Accès à la technologie et transfert de technologie
- Renforcement des capacités, développement des capacités et/ou formations
Un projet de coopération Tunisio-Japonais (2019) « Valorisation scientifique des bioressources » entre Le Centre de Biotechnologie de Borj Cédria et la JICA a débouché sur la création de deux Start-up pour le développement de nouveaux produits nutraceutiques.
Non
FR
FR
Cas non rencontré à ce jour
Non
FR
Cas non rencontré et aucune donnée n’a été publiée concernant l’accès aux connaissances traditionnelles associées aux RG durant la période considérée.
Enseignements tirés
- Même en l’absence d’un cadre national APA, la coopération scientifique internationale a montré que les ressources génétiques peuvent constituer un levier de financement indirect de la recherche scientifique, du renforcement des capacités et de la conservation de la biodiversité;
- Une volonté d’intégrer les objectifs du Protocole de Nagoya dans les politiques nationales de mobilisation des ressources financières pour la conservation et de développement durable.
Difficultés et défis
- Le principal obstacle demeure l’absence, d’un cadre juridique et institutionnel national pleinement opérationnel relatif à l’APA. Cette situation a limité la capacité du pays à enregistrer des contributions concrètes de l’APA à la conservation de la biodiversité;
- Un manque d’informations agrégées sur les avantages monétaires et non monétaires liés à l’utilisation des ressources génétiques;
- Une nécessité de renforcer les mécanismes de documentation, de reconnaissance et de protection des connaissances traditionnelles, ainsi que les capacités de collecte de données dans ce domaine.
Partie X - Coopération transfrontière (article 11)
Non
FR
Cas non rencontré à ce jour
FR
Non
FR
Cas non rencontré à ce jour
FR
Cas non rencontré à ce jour
Partie XI - Clauses contractuelles types, codes de conduite, lignes directrices et meilleures pratiques et/ou normes (articles 19 et 20)
Oui
FR
La Tunisie prévoit, dans sa future législation APA, d’encourager les acteurs impliqués dans l'accès et l'utilisation des ressources génétiques à élaborer des clauses types (sectorielles) lors des négociations des CCCA. Cela permettrait d'apporter plus de sécurité juridique pour les utilisateurs et les fournisseurs et d’assurer une meilleure application du respect des obligations. Les conventions signées entre les laboratoires de recherche tunisiens et étrangers travaillant sur les RG renferment souvent des clauses types.
FR
Oui, dans une certaine mesure
FR
Dans le cadre du TIRPAA, l’échange de matériel à l’échelle nationale utilise le Code de conduite international pour la collecte et le transfert de matériel phytogénétique de la FAO; Certaines institutions de recherche sur les ressources génétiques adoptent des conduites pour l’échange et l’utilisation de matériel génétique avec des laboratoires étrangers; L’élaboration de telles normes sont prévus dans le future cadre de l’APA national.
FR
Le défi principal réside dans l’élaboration des codes de conduite, lignes directrices et meilleures pratiques et/ ou normes, relatifs aux procédures d’accès et de partage des avantages ainsi que la négociation des CCCA.
Partie XII - Sensibilisation et renforcement des capacités (articles 21 et 22)
Oui, dans une certaine mesure
FR
La promotion des principaux concepts du protocole est assurée de façon irrégulière lors de journées nationales de sociétés savantes par des chercheurs; La BNG organise et accueille régulièrement des manifestations techniques, de sensibilisation et de communication sur l’importance de la conservation et de l’utilisation durable des ressources génétiques nationales, impliquant différentes parties prenantes, y compris des ONG et des populations locales; Le Point focal national APA, au niveau du ministère de l’Environnement, fournit régulièrement des informations aux utilisateurs et aux fournisseurs sur les particularités des obligations APA.
FR
Non
FR
La Tunisie n’a pas encore mis en œuvre une stratégie de sensibilisation pour l’application effective du protocole de Nagoya car sa ratification est récente. Toutefois, elle mène des activités de renforcement des capacités dans le cadre du Protocole et de sensibilisation du public dans d’autres initiatives de vulgarisation de la Convention sur la diversité biologique; La stratégie nationale et le plan d’action sur l’APA (2017) prévoit la mise en place d’une stratégie de sensibilisation et de communication autour de l’APA.
FR
Oui, dans une certaine mesure
FR
Dans le cadre de la mise en œuvre de ses politiques relatives à la conservation et à la valori-sation de la biodiversité, la Tunisie a pris plusieurs mesures visant le renforcement des ca-pacités institutionnelles, notamment à travers la création et le renforcement de la BNG, l’organisation de sessions de formation sur la gestion des ressources génétiques (RG), ainsi que la conduite d’activités de recherche portant sur la caractérisation, la gestion et la con-servation des ressources génétiques. Des masters de recherche en lien avec l’APA ont également été développés, notamment sur des questions liées au droit de l’environnement; Des laboratoires de recherche ainsi que des partenariats avec des institutions spécialisées, contribuent au renforcement de la formation des étudiants dans des domaines tels que la caractérisation, la conservation in situ et ex situ, ainsi que l’utilisation durable des RG; Une session de formation sur l’APA a été organisée en 2017; Une session de formation organisée par la GIZ sur les techniques de négociation APA s’est tenue à Tunis, au niveau du CITET, en 2009; Des activités de communication et de sensibilisation sur l’APA ont été organisées en 2015 et 2016 à Sousse et Hammamet; Des ateliers régionaux de formation ont été organisés en 2026;Des actions de renforcement des capacités en matière de séquençage numérique ont été menées dans différents établissements de recherche.
FR
- Nombre de participants formés; (120)
- Nombre d'ateliers/formations (5)
FR
Non
FR
Cas non rencontré
FR
Enseignements tirés
- Les activités de sensibilisation et de renforcement des capacités menées en Tunisie ont permis une meilleure compréhension progressive des principes de l’accès et du partage des avantages (APA) auprès des chercheurs, des administrations, des ONG et autres parties prenantes;
- Les formations assurées ont contribué à une meilleure diffusion des notions liées au Protocole de Nagoya et encouragé le dialogue entre les différentes parties prenantes ;
Défis
- L’absence d’une stratégie nationale spécifique de sensibilisation au Protocole de Nagoya limite la coordination et la continuité des actions entreprises ;
- Les ressources financières et humaines demeurent insuffisantes pour assurer des programmes continuent de formation et de sensibilisation à l’échelle nationale
- Le besoin de renforcer la coordination interinstitutionnelle, de développer des outils de communication adaptés demeure essentiel pour garantir une mise en œuvre plus efficace de sensibilisation et de communication
Partie XIII - Transfert de technologie, collaboration et coopération (article 23)
Oui, dans une certaine mesure
FR
Les laboratoires recherche scientifique tunisiens coopèrent avec les organisations régionales et internationales et établissent des partenariats avec les espaces européen et méditerranéen ou autre dans le domaine de la recherche sur les ressources génétiques. En l’absence d’un cadre national APA, ces projets n’ont pas appliqué parfaitement les dispositions du PN notamment en ce qui concerne le partage des avantages monétaires. Des projets ont été développés entre: - L’Agence japonaise de coopération internationale (JICA), l’Institut des régions arides de Médenine, l’Institut national agronomique de Tunis, le Centre de biotechnologie de Borj Cédria ; - La Banque nationale de gènes et l’Italie: projet de « Valorisation des espèces végétales autochtones siciliennes et tunisiennes avec un intérêt nutritif et bon pour la santé ». Des projets en relation avec le Fonds multilatéral d’APA /TIRPAA tel que: - Le projet « Révéler la diversité́ des caractéristiques qualitatives de l'orge grâce aux synergies entre les pratiques agricoles et les innovations technologiques » avec un coût de 490 000 USA (Éthiopie, Maroc et Tunisie) ; - Le projet « Améliorer la sécurité́ alimentaire en Asie occidentale et en Afrique du Nord en identifiant et en promouvant des variétés de blé́ résistantes au climat et aux agents pathogènes présents dans le sol » avec un montant de 590000 USA (Algérie, Jordanie, Liban, Iran, Maroc, Syrie, Tunisie, Turquie).
FR
- Les partenariats scientifiques régionaux et internationaux ont favorisé le renforcement des capacités techniques et scientifiques des institutions tunisiennes;
- Une dynamique de coopération scientifique entre les laboratoires tunisiens et leurs partenaires étrangers;
- Insuffisances dans l’encadrement juridique des partenariats de recherche et dans le suivi des modalités d’utilisation des ressources génétiques.
Partie XIV - Ressources financières (article 25) et mobilisation des ressources
Non
FR
Cas non rencontré
FR
Non
FR
La Tunisie n’a pas reçu de financements externes aux fins de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya. En effet, elle n’a soumis aucune requête auprès des institutions financières.
FR
FR
Oui, dans une certaine mesure
FR
La Tunisie a mobilisé des ressources financières (50 000 Dollars USA) du budget de l’État pour l’élaboration d’une stratégie, d’un plan d’action ainsi que d’un projet de législation. La DGEQV, sur le fonds de l’état mène aussi certaines activités habilitantes (sensibilisation, formation, études spécifiques) sans qu’il y a une allocation spécifique dédiée à l’APA.
FR
Non
FR
À l’exception du Point Focal National, aucun mécanisme institutionnel permanent n’a été mis en place. Le Point Focal National est appuyé par des comités ad hoc dans le cadre de projets ou d’études spécifiques.
FR
La Tunisie élabore actuellement des projets de programmes de renforcement des capacités pour la mise en œuvre effective du protocole en vue de les proposer pour financement des fonds internationaux. Les petits financements octroyés sont très ponctuels et très insuffisants pour une mise en œuvre effective de l’APA
Pas de placement dédié pour soutenir la mise en œuvre continue de l’APA
- Activer la mise en œuvre effective de l’APA, pour réinvestir une partie des avantages monétaires (redevances, paiements initiaux) générés par l'utilisation des ressources génétiques
- Développer des lignes budgétaires nationales dédiées à l’APA;
- Activer l’élaboration de projets de demande de fonds pour solliciter l’appui du FEM et ou l’ABS Capacity Developpement Initiative (GIZ) pour des activités de renforcement des capacités, la mise en place de législations APA, et la formation des acteurs;
- Promouvoir l’engagement des entreprises du moins nationales pour cofinancer des études de valorisation des ressources génétiques et le partage des avantages pour les investir pour la mise en oeuvre de l’APA et la conservation de la biodiversité;
Part XV – Relation avec les accords et instruments internationaux (article 4)
Oui
FR
La Tunisie est partie au Traité international sur les ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (Loi n° 2004-15 du 1er mars 2004). Elle participe activement au Cadre de préparation en cas de grippe pandémique (PIP Framework) de l’OMS pour le partage des virus grippaux et l'accès équitable aux vaccins; Elle est engagée dans l'accord PABS de l’OMS.
FR
Oui, dans une certaine mesure
FR
La Tunisie, dans le cadre du TIRPAA: 1. En application de l’article 5 du TIRPAA, des prospections ont été effectuées et une base de données a été mise en place par la Banque nationale des gènes (www.tn-grin.nat.tn). Des inventaires et des classements des espèces et des variétés ont été élaborés dans le cadre de différents projets, dont le projet GDEO (variétés rares de palmiers, de figuiers et de grenadiers, etc.). Une conservation participative de va-riétés de blé avec les agriculteurs a également été mise en œuvre. Par ailleurs, la Tunisie a engagé des efforts pour renforcer la conservation in situ des espèces sau-vages apparentées, la conservation ex situ au niveau de la Banque nationale des gènes ainsi qu’au sein d’établissements agricoles ; 2. En application de l’article 6, des politiques ont été mises en place afin de promou-voir l’utilisation durable des ressources phytogénétiques pour l’alimentation et l’agriculture (RPGAA), notamment : (i) le maintien de systèmes agricoles diversifiés en particulier les Systèmes Ingénieux du Patrimoine Agricole Mondiale (SI-PAM/FAO) ; (ii) le renforcement de la recherche en matière de conservation et de valorisation de la biodiversité agricole ; (iii) l’utilisation des variétés locales ; 3. En application de l’article 8, relatif à l’assistance technique, des activités de forma-tion et des échanges ont été organisées afin de faciliter la mise en œuvre du Traité ; 4. En application de l’article 12 du Traité, concernant l’accès facilité aux ressources gé-nétiques pour l’alimentation et l’agriculture, la Tunisie a pris des mesures pour ap-pliquer cette disposition en utilisant l’Accord type de transfert de matériel (Stan-dard MTA), notamment pour les espèces répertoriées à l’annexe I. Dans le Cadre du PIP-Framework, la Tunisie améliore en particulier la surveillance intégrée entre la santé humaine, animale et environnementale (i.e projet conjoint FAO/OMS/Banque Mondiale lancé en mai 2025), active régulièrement des plans de préven-tion pour la grippe saisonnière et les maladies respiratoires et utilise un réseau sentinelle des maladies respiratoires.
FR
Partie XVI - Informations supplémentaires facultatives
Dans sa politique relative à l’APA, La Tunisie a choisi un processus prospectif et progressif pour mettre en place un environnement adéquat à la mise en place et la mise en œuvre d’un cadre national APA.
A cet effet elle a élaboré une Stratégie et un Plan d’Action APA depuis 2017. La vision de cette stratégie stipule que le patrimoine national des ressources génétiques et des connaissances traditionnelles qui leur sont associées bénéficie d’un cadre institutionnel et réglementaire approprié et opérationnel, permettant une gestion durable de ce patrimoine au profit de l’économie nationale et une contribution effective à :
(i) L’amélioration du bien-être socio-économique des populations concernées ;
(ii) La conservation et la valorisation durables des ressources génétiques (RG) et des connaissances traditionnelles (CTA) associées ;
(iii) L’atténuation des effets des changements climatiques et la lutte contre la dégradation des terres.
(i) L’amélioration du bien-être socio-économique des populations concernées ;
(ii) La conservation et la valorisation durables des ressources génétiques (RG) et des connaissances traditionnelles (CTA) associées ;
(iii) L’atténuation des effets des changements climatiques et la lutte contre la dégradation des terres.
Le Plan d’action a été élaboré autour de quatre programmes interdépendants :
- Adoption et mise en œuvre du cadre national APA ;
- Conservation et protection des RG, et optimisation de leur contribution au développement socio-économique ;
- Protection et valorisation durable du patrimoine des connaissances et savoir-faire traditionnels associés aux RG
- Suivi et évaluation de la mise en œuvre de la stratégie APA
- Vu que le processus APA n’a pas connu une évolution remarquable dans sa mise en œuvre, pour la plupart des pays dont la Tunisie, l’élaboration d’indicateurs objectivement vérifiables et chiffrés est difficile. En revanche, le présent formulaire peut comporter des indicateurs de processus montrant le degré d’engagement des pays dans la mise en œuvre du PN ;
- Le rapport peut également illustrer des cas d’accès aux RG et aux CTA qui ne constituent pas des cas d’APA au sens du PN. Il peut également illustrer des cas pratiques / cas réussi d’APA ;
- En réponse à certaines questions, il serait pertinent d’ajouter une case offrant une autre alternative à la réponse négative et ce comme suit : « mon pays prévoit que l’accès à ses ressources génétiques sera soumis au consentement préalable en connaissance de cause (article 6.1, paragraphe 8) » ; ou bien une case : « Sans objet ».